
L'entreprise doit dès lors verser une indemnité de 25.000 euros aux proches de Françoise Jonckheere.
Celle-ci est décédée des suites d'un cancer de la plèvre, qui peut être provoqué par une exposition à l'amiante.
En première instance, les proches avaient droit à une indemnité de 250.000 euros, mais Eternit a fait appel de cette décision.
Selon le juge d'appel, Eternit était au courant des dangers de l'amiante depuis les années 1970. L'entreprise n'a pourtant pas pris les précautions nécessaires pour protéger de ces dangers tant les travailleurs que l'environnement.
Étouffée
« Eternit a menti pendant des années sur les dangers de l'amiante et a ensuite monté une opération d'étouffement. »
« Les personnes qui tombaient malades recevaient une indemnité, à condition de ne pas intenter de procès ! Les victimes de l'amiante qui voulaient faire appel au Fonds amiante devaient renoncer à toute démarche judiciaire. Ma mère aussi s'est vu proposer une telle indemnité par le CEO d'Eternit, mais elle a résolument refusé. »
Eric Jonckheere plaide également pour qu'Eternit assainisse tous les terrains contaminés. L'entreprise produit encore de l'amiante dans des pays du tiers-monde, dans des conditions dangereuses. Cela doit cesser selon Jonckheere.
Quelque 70 sympathisants de la famille et membres d'associations de victimes de l'amiante de différents pays européens ont accueilli l'arrêt de la Cour d'appel par des acclamations.
Adapter la loi ?
La députée N-VA Valerie Van Peel a une proposition de loi prête concernant les victimes de l'amiante. La proposition permet aux victimes de l'amiante de saisir la justice, même si le Fonds amiante a déjà versé une indemnité.
Actuellement, selon un rapport de l'OVAM, 3,7 millions de tonnes de matériaux contenant de l'amiante circulent en Flandre. La majeure partie sous forme de toitures à proximité d'habitations, d'écoles, de locaux de jeunes, d'entreprises et d'étables.
Kapelle-op-den-Bos, 28/03/2017
Source : Het Laatste Nieuws, Het Nieuwsblad
